S'il est reconnu coupable des faits qui lui sont reprochés, le "roi de la pop" est passible de plus de vingt ans de réclusion criminelle à perpétuité.

Vendredi, l'accusation a refermé la phase des témoignages en projetant un entretien de la victime présumée de Michael Jackson enregistré par un détective de la police californienne en juillet 2003.

Dans ce témoignage choc, dont la défense a tenté vainement d'interdire la diffusion aux jurés, le jeune adolescent affirme que la star lui a montré comment se masturber.

"Il voulait me montrer comment me masturber. J'ai refusé. Alors il a dit qu'il le ferait pour moi", affirme l'enfant, qui ajoute: "Il a mis sa main dans mon slip et a commencé à me masturber."

La victime présumée précise que Michael Jackson aurait ainsi abusé de lui à cinq reprises, à chaque fois sous l'emprise de l'alcool.

Pour Craig Smith, ancien procureur du comté de Santa Barbara et observateur du procès, cet enregistrement constitue un élément à charge particulièrement solide. "L'accusation ne pouvait espérer une conclusion aussi forte", a-t-il dit.

Plusieurs jurés semblent du reste avoir été marqués par la projection de cette vidéo.

Lundi étant jour férié aux Etats-Unis - le Memorial Day rend hommage aux soldats américains tombés pour la patrie -, le procès reprendra mardi et les réquisitoires et les plaidoiries pourraient commencer dès mercredi, avec une possible délibération du jury avant la fin de la semaine prochaine.